Société scientifique, historique et archéologique de la Corrèze

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LES CONFERENCES DU DERNIER MARDI DU MOIS

ARCHIVÉES

Sur cette page sont regroupées les conférences d'avant novembre 2015 sous les catégories thématiques suivantes :

   BEYNAT   

  • Beynat (Corrèze) dans la Vicomté de Turenne, par Marguerite GUELY

  • Beynat (Corrèze), la commanderie de Puy de Noix, par Marguerite GUELY

 

   BRIVE  

  • Les guerres de religions à Brive, par Marguerite GUELY

  La conférencière, après avoir décrit Brive à cette époque, analyse dans une deuxième partie les faits et évènements qu'a connu Brive.

  Il ne s'agit pas de décrire la suite confuse de prise et reprise de la ville par les protestants et les catholiques, ni de faire l'histoire générale des guerres.

  Nous nous contentons de citer les auteurs qui ont parlé de cette époque, historiens du XIXe siècle, souvent très partiaux comme Richard de Boysson ou l'abbé Marche et de revenir aux sources, c'est-à-dire aux rares témoignages de l'époque, ceux des bourgeois de Brive, Maillard et Vielbans. Brive est restée catholique, tandis que ses bourgeois protestants se réfugiaient à Turenne.

  Lors de la ligue, elle a penché dans la résistance à Henri IV, mais s'est rapidement ralliée à lui après le départ du lieutenant général de Lestang, animateur du clan favorable aux Guise.

  Selon les historiens du XIXe siècle la ville aurait envoyé de l'aide aux assiégeants catholiques de telle ou telle ville, mais les témoignages de l'époque montrent plutôt des marchands prudents, préférant la paix à ces luttes stériles quoique passionnées. 

  • Brive, ses monuments disparus, par Marguerite GUELY :

  Conférence donnée par Madame Marguerite Guély à l'Alliance française le mercredi 11 février 2009.

  Etudier les églises, les hôtels seigneuriaux ou les halles d'une ville qui ont disparu au cours des siècles sans laisser de traces, c'est étudier l'histoire des guerres ou des temps troublés, surtout dans le nord de la France.

  Mais, c'est aussi faire l'histoire du vandalisme du XIXe siècle, le plus souvent perpétré au nom de l'urbanisme, de "l'hygiénisme" et du dédain pour les vieilleries.

Brive  va commencer à s'y livrer sans retenue, après l'arrivée du chemin de fer. La Révolution n'avait mis bas que l'église Saint Sernin et la Monarchie de Juillet que les bâtiments du prieuré. La IIIe république va se charger d'une série de percées de rues et d'alignement de vieilles maisons qui, certes, donnent à la ville air, lumière et activités commerçantes prospères, mais font disparaitre toute trace du passé.

  Au vandalisme monumental, s'est ajouté le vandalisme des archives. Brive est une ville sinistrée qui a perdu ses registres consulaires, ceux des tribunaux et de ses notaires et même ceux de maintes vieilles familles, lors du nettoyage de greniers. Ils ne sont pas perdus pour certains, dit-on, car ils se monnayent parfois à prix d'or, tant ils sont rares.

  Balayant leur passé, les Brivistes se sont toujours tournés vers l'avenir, donnant l'image d'une cité prospère. Il n'est plus temps pour eux de regretter que la manne touristique qui se déverse sur certaines cités aux monuments désuets et ruelles encombrées, se détourne de leur coquette agglomération.

  Mais il est encore temps de veiller à la préservation de leurs archives familiales, encore entassées dans les greniers et d'en faire don aux organismes compétents au lieu de les envoyer à la décharge ou d'en faire des feux de cheminée ou de jardin.

  • Brive au XVIIIe siècle. Le temps des lumières, par Marguerite GUELY :

  Il s'agit de lettres adressées par les familles DUBOIS et SAHUGUET au XVIIIe siècle, aux cousins et amis de BRIVE.

  Ces lettres sont, au début du XVIIIe, l'occasion par la famille DUBOIS de faire allusion aux travaux du Pont  et de l'église qu'ils ont financés .

  La famille Sahuguet entretient une correspondance très variée à l'époque de la Société d'Agriculture et de la manufacture LECLERE. 

  Elles sont l'occasion pour la conférencière de rappeler certains travaux d'urbanisme effectués à cette époque.

  Brive au XVIIIe siècle : Le cardinal Dubois, Joseph Dubois de Brive, la famille Sahuguet d'Espagnac, les travaux d'urbanisme, Jean-Baptiste Dubois, le chanoine de Saint Honoré, la Collégiale Saint Martin, la confrérie des Pénitents, Turgot.

  Après avoir décrit Brive au XVIIIe siècle, la conférencière nous présente quelques brivistes : le cardinal Guillaume Dubois, ambassadeur et ministre du Régent ainsi que son frère Joseph Dubois, conseiller du roi, maire perpétuel de Brive, ministre des ponts et chaussées de Louis XV.

  Joseph Dubois sera l'organisateur des travaux d'embellissement autour de la ville, de la réparation des digues, de la construction du Pont Cardinal, du nouveau tracé de la Corrèze et de l'assainissement de la Corrèze.

  Jean-Baptiste Dubois, neveu du cardinal, chanoine  de saint-Honoré, restaurera le choeur de la Collégiale de saint Martin.

  C'est l'époque où les confréries des Pénitents, reflètent l'existence de trois groupes d'influence dans la bourgeoisie de Brive, l'élection, (gens de finances), le présidial (gens de justice) et les marchands.

  Le temps de l'intendance de Turgot en Limousin (1761-1774) et des trois frères de Sahuguet à Brive, du prévôt général, l'abbé et le général d'Espagnac, va voir Brive secoué de sa torpeur qui l'avait envahie  au XVIIe siècle.

  C'est l'époque de la création de la Société d'agriculture, de la manufacture Leclère et des foires franches. La ville bénéficie de la protection de la marquise de Pompadour et du dynamisme de Turgot, amis des membres de la famille de Sahuguet.

  Des extraits de lettres, lues durant la conférence et téléchargées sur le site font allusion aux évènements familiaux et la part prise par certains de ses membres aux changements que connait Brive, durant le siècle des lumières. 

  Aux projections a été ajouté un document que la limitation du temps n'a pas pu projeter.

  Ont été ajoutées de même quelques photos de lettres accompagnées d'explications.

 
  • Collonges-la-rouge (Corrèze), l'eau et ses moulins, par Marguerite GUELY

  Collonges se trouve au pied des premiers contreforts des plateaux limousins, couverts de châtaigniers et recevant l'eau en abondance. C'est pourquoi, ses ruisseaux ont possédés une multitude de moulins, certes petits mais nombreux.

  • Collonges-la-Rouge, histoire de son église, par Marguerite GUELY

  Paroisse limousine, proche de Turenne et de Meyssac, Collonges possède une superbe église romane à clocher de type limousin dont le prieur était nommé par les abbés de Charroux en Poitou. Son plan surprenant avec une chapelle latérale tardive aussi importante que la nef a fait penser qu'au temps où Collonges était protestant, les catholiques et les protestants se seraient partagés l'église. En revanche, il est vrai qu'à cette époque, l'église a dû être fortifiée et son très beau tympan découpé et transféré sur la muraille ouest, peut-être pour être mieux protégée.

  • Les maisons et leurs habitants jusqu'au XVIIIe siècle, par Marguerite GUELY

  La ville de Collonges est connue pour la beauté de ses maisons bâties en grès Turenne qui préféraient cette résidence ensoleillée et pourvu de très bons vignobles à l'austérité de Turenne. 

  Ces familles d'officiers furent pour la plupart protestantes. Beaucoup s'exilèrent ou se convertirent après la révocation de l'Edit de Nantes. Leurs maisons furent alors habitées par les bourgeois ou des paysans qui donnèrent leur nom à ces maisons. Cette étude a pour but de retrouver la mémoire de Collonges et la trace de ces bâtisseurs de nobles maisons.

  • Les relations de Turenne avec Collonges, par Marguerite GUELY :

  Collonges, petite paroisse voisine a été donnée très tôt en théorie par le comte de Limoges et probablement plutôt par le roi Louis le Pieux à l'abbaye de Charroux en Poitou.

  Le prieur choisi par l'abbé de Charroux va faire édifier l'église et prétendre être seigneur justicier de la paroisse jusqu'à ce que la famille des Comborn s'installe à Turenne.

  Les Comborn attirent à eux des chevaliers originaires de leur région comme les Vassignac ou les Geouffre de Chabrignac.

 Ils engagent une lutte assez longue avec l'abbé de Charroux, obligé en 1288 de renoncer aux droits de Justice.

  Les vicomtes transforment Collonges en Châtellenie dont dépendent Saillac et Chauffour.

  Les nobles et Bourgeois de Collonges sont les fifèles soutiens des vicomtes à la différence de ceux de Beynat ou de Meyssac.

  Collonges devient la résidence des chevaliers et des officiers de justice du Vicomte et cette heureuse situation persistera jusqu'à la vente de la Vicomté en 1738.

   COLLONGES-LA-ROUGE  

 

   GAGNAC  

 

  Gagnac est une paroisse du Quercy à la frontière du Limousin. Le bourg, bâti sur les pentes qui dominent la Cère est, à l'entrée de la vallée, un poste de surveillance sur la voie du passage qui menait le sel de l'Atlantique, depuis la Dordogne jusqu'à la Roquebrou et l'Auvergne.

  Possession des Castelnau jusqu'au XIIe siècle, Gagnac a dû faire partie de la dot de la vicomtesse de Turenne, Elise de Castelnau : son mari le vicomte Raymond II en fait le chef-lieu d'une châtellenie qui s'étend sur les deux rives de la Cère.

  Avec la Chatellenie de Saint-Céré, elle contrôle le passage du Quercy avec l'Auvergne. Ses capitaines chatelains, vassaux du vicomte, ont partagé le bourg en quartiers. Ils sont choisis parmi les fidèles du vicomte comme les Delvernh au XVe siècle. Ville protestante au XVIe siècle, Gagnac est aussi renommée pour ses vins expédiés en Auvergne.

  Son église, très restaurée au XVIIe siècle possède un beau retable.

  Enfin, la Cère, poissonneuse, et enrichie de nombreux ruisseaux porteurs de moulins, est une source de richesse grâce à ses poissons et ses moulins, mais aussi grâce à la descente des bois qui rejoignaient la Dordogne.

  Les familles notables de Gagnac vivent de leurs vignobles, du commerce avec l'Auvergne et de l'exploitation de leurs domaines. Grâce à leurs testaments ou leurs livres de compte on peut suivre leur évolution, leurs alliances et leur vie quotidienne.

  • Gagnac, les nobles et notables aux XVIIe siècle et XVIIIe siècles,

par Marguerite GUELY

   MARTEL